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Le sport vaudais brille à tous les niveaux

Soirée de gala pour l’AsulVV en 8e de finale de la coupe de France ; deux champions du Monde : Arnaud Bingo avec les Experts, Clément Venturini en cyclocross ; mais aussi des champions en taekwondo et karaté... Le sport vaudais s’illustre.

Une équipe de légende. Leader de D1, à la tête d'un palmarès digne d'un Expert : Metz est ce qui se fait de mieux dans le monde du handball féminin. Elles ont été tellement de fois championnes de France que l'on a arrêté de compter, et au niveau européen elles ont plusieurs fois accédé au dernier carré. C’est donc ce mastodonte aux multiples internationales qu’affronte l’Asul le vendredi 25 février pour les huitièmes de finale de la coupe de France. Yvan Bonnefond, l’entraîneur des Vaudaises, prend cette soirée de gala comme un cadeau. “Notre priorité est le championnat. Nous affronterons donc Metz sans aucune pression”, confirme l’entraîneur. Pour lui, pas question de se lancer dans une préparation spécifique ou une étude méticuleuse du jeu et des tactiques des Lorraines. “Tout ce dont je suis sûr, c’est qu’elles sont dangereuses à tous les postes. Nous allons voir ce qui nous sépare du haut niveau. Les hiérarchies sont beaucoup plus établies dans le hand que le football. Nous n’y allons donc pas pour gagner mais nous le jouerons à 100% en restant sereins”, poursuit-il. Finalement, l’objectif du groupe sera d’apprendre, au cours de cette rencontre qui tombe à point nommé. Yvan Bonnefond encore : “Notre calendrier ressemble à du gruyère en février et mars. Si nous n’avions pas été qualifiés en coupe, j’aurais programmé un match amical”. Mais ne boudons pas notre plaisir. La soirée devrait être une fête pour les supporters et le club dont l’entraîneur est déjà satisfait d’avoir atteint ce stade de la compétition. ”Et je me régale... Je peux compter sur les qualités d’abnégation et de solidarité des joueuses. Je n’ai jamais besoin de les motiver !”, félicite-t-il.

Stéphane Legras

Pratique : vendredi 25 février à 20h30 au palais des sports Jean-Capiévic. Bulletin de réservation téléchargeable sur le site du club et à retourner avant le 20 février. 5 euros, moins de 18 ans : 2 euros. Renseignements au 04 72 04 80 76 ou au 06 61 32 42 21 ou par mail : david-morin@asulvv.fr

  • Arnaud Bingo : champion du monde de handball avec les Experts

Sa réussite a touché de nombreux Vaudais. Son enseignante d’école primaire de l’école Lorca, Danièle, se souvient même d’un enfant posé et sympathique... Lui n’est pas prêt d’oublier sa première campagne internationale avec l’équipe de France de handball. Arnaud Bingo, qui a découvert la discipline à la MJC, vient en effet de remporter les championnats du monde en Suède avec les Experts. “C’était bien sûr une découverte pour moi et cela s’est très bien passé. J’ai eu du mal à réaliser, mais c’est un immense bonheur”, reconnaît-il.

Pourtant débutant à un tel niveau, il n’est pas resté les bras croisés à regarder ses illustres aînés faire le boulot. Arnaud est entré sur le parquet suédois au cours de quatre matchs et enquillé neuf buts. “Enchaîner les rencontres à un tel rythme et un tel niveau demande d’être toujours à 100%”, explique-t-il. Bien sûr il retiendra aussi le stress ressenti au cours de la finale. Deus ex machina où les Français ont une nouvelle fois démontré leur supériorité. “Dans les moments difficiles, ils ont su hausser encore leur niveau de jeu et sortir les gestes décisifs”, salue-t-il. Toujours sage, Arnaud Bingo assure avoir beaucoup appris et sait que cela peut être remis en cause à tout instant. “Je dois prendre le temps de savourer tout en gardant les pieds sur terre. Rester comme avant sans surjouer et continuer à me bagarrer pour rester dans l’équipe”, projette Arnaud Bingo. Histoire, bien sûr, de participer aux Jeux olympiques de Londres dans un peu plus d’un an. Gageons que Danièle lui fait une entière confiance pour cela. Maintenant qu’il joue à Noisy-le-Grand, elle attend d’ailleurs avec impatience que son ancien élève repasse par Vaulx, “pour le féliciter”...

  • Taekwondo : moisson de titres et de médailles

Vaulx-en-Velin n’est pas que la patrie des tirs en extension. A côté du hand, les adeptes des arts martiaux ne sont pas manchots. Prenons le taekwondo. Lors des récents championnats de France, les combattants du Taekwondo club de Vaulx-en-Velin ont glané deux titres nationaux. Myriam Boukhaled l’a emporté en cadettes et Sondess Bentahar en espoir. La compétition qui s’est tenue en janvier à Gerland a même vu s’opposer en finale Myriam à sa sœur jumelle, Ammana. Côté garçons, Mohamed Ouldbey n’a perdu sa finale que dans la cruelle épreuve des points en or, et à la dernière seconde.

Selon Nadir Aroudj, directeur sportif, la réussite du club est bien plus large. “Les résultats aux derniers championnats du Rhône nous ont classés parmi les premiers de la région. Et lors des deux opens de Bourg-les-Valence et de Marseille, des benjamins et des minimes se sont révélés quand d’autres ont confirmé leur talent”, explique-t-il. Retenant notamment les performances de Nailé Taleb, Roxanne Martinez, Liam Perez ou Adil Laaroubi. Les entraîneurs de la structure, loin de s’arrêter là ont maintenant les yeux rivés vers deux rendez-vous printaniers. Les championnats du Rhône et surtout la coupe de France organisée à Clermont-Ferrand, à la fin du mois de mai.

  • Le karaté brille aussi !

Y’a pas que le taekwondo à Vaulx. Il ne faudrait pas en effet oublier la section karaté de la MJC. Et ici aussi, les médailles pleuvent comme des hallebardes. Ainsi à Nîmes, où se disputaient les 29 et 30 janvier la coupe de France sud, les Vaudais se sont-ils imposés de l’avis général comme un des grands clubs de la compétition. “En karaté contact, Leïla Challal, Karim Bouamrane et Anis Duchamplecheval ont remporté le titre quand Mohamed Houhou remportait la médaille d’argent”, se félicite Paco Martinez, un des entraîneurs du club. Les résultats ont été également excellents dans la discipline montante du karaté jutsu. “Nous nous sommes lancé dans cette forme qui mélange tradition et compétition en ouvrant un cours le mercredi soir. Il remporte un succès grandissant”, explique-t-il. Si bien qu’ici, Ilies Saït a décroché la médaille d’argent et que Cédric Verenako et Sofiane Duchamplecheval sont montés sur la troisième marche du podium. Certains des médaillés sont d’ailleurs originaires de la section full contact de la MJC. Le fruit, selon Paco Martinez, des échanges pratiqués entre les deux clubs.

  • Cyclisme : Venturini, la tête et les jambes

Joint sur la route le menant à une course en Belgique, Clément Venturini, avoue qu’une fois son nouveau maillot arc-en-ciel sur les épaules, il aura chaud au coeur. Car dans sa valise, c’est bien celui de champion du monde que l’étoile montante du VCVV a soigneusement plié. Son titre, ce petit gabarit très technique l’a décroché chez les juniors, le 29 janvier, sur le circuit allemand de Sankt-Wendel. Vaudais pur jus, il tient à rester fidèle au club de la ville et à son entraîneur Régis Auclair. Et avoue ne pas avoir encore bien réalisé ce qui lui était tombé sur le coin du guidon. “Je sais tout de même que je viens de réaliser mon rêve. C’est une grande joie, un plaisir immense”, reconnaît-il. Clément y voit le fruit de son travail. “Je suis très assidu aux entraînements. Et n’ai pas peur des sacrifices. Par exemple les soirs de Noël et de la Saint-Sylvestre, je me suis couché à 21h30”, assure-t-il. Admirable... Comme sa capacité de remise en cause. “Après mon championnat de France raté début janvier, j’ai fait le point et compris que me mettre la pression et stresser ne sert à rien”. Une conception de la vie et du sport qui ne surprennent pas chez ce jeune athlète de 17 ans. Il n’a par exemple jamais imaginé quitter l’école. Trop dangereux, alors qu’il ne sait pas encore quelles routes empruntera son avenir sportif. Clément Venturini se ménage donc un chemin de traverse en poursuivant ses études en 1re à Villeurbanne, avec la féroce intention de décrocher son bac. Si l’on insiste il avouera tout de même rêver de carrière professionnelle. Mais pose ses boyaux sur le terrain de l’avenir avec prudence. Tour de pignon après tour de pignon. “L’année prochaine, je vais passer en espoir, et ce pour quatre ans. Un laps de temps au cours duquel j’aimerais décrocher à nouveau le titre mondial...” C’est qu’il ne faudrait pas en si bon chemin, dérailler d’une embardée déraisonnée.

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